Penny Punching Princess, le test sur PS Vita


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Penny Punching Princess, c’est joli et coloré à souhait. En un mot, c’est kawaï ! Mais le nouvel action-RPG nippon de NIS America sur PS Vita (et Nintendo Switch) cache bien son jeu : en réalité nous avons plutôt affaire à un jeu hardcore qui en rebutera plus d’un, console ou manette en main.

 

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Dès le début l'argent est au coeur du jeu.

Même le pitch de Penny Punching Princess fait que ce n’est pas forcément un jeu à mettre entre toutes les mains. Les graphismes ont un côté enfantin, certes, mais ils nous plongent dans un univers où le capital est roi. Comprenez l’argent, les pépettes, le brouzouf. Un monde où l’on peut tout acheter, le pouvoir, le contrôle et même… l’amour.

Et c’est précisément l’argent qui est la source des malheurs d’une princesse : en raison des dettes de son père, elle a été déchue de son titre, elle a aussi perdu son royaume. Un brin rageuse, la jeune donzelle entreprend de se venger et de faire payer comptant les responsables de cette situation, les membres de la famille Dagoloan (les « dragons du prêt », littéralement).

Concrètement, Penny Punching Princess est un jeu d’exploration de donjon en 2D. Il s’agit de rallier un point A à un point B, en effectuant quelques écarts de temps à autres. Reste que dans l’ensemble, le level design est assez simpliste. Ce n’est pas à ce niveau là que se situe l’intérêt de Penny Punching Princess, mais plutôt au niveau des combats. Car les niveaux regorgent d’ennemis, des créatures fantastiques : slimes, zombies, griffons, dragons… Pour les battre, deux options : les marteler de coups de poings jusqu’à ce que mort s’en suive ou… acheter leurs services avec l’argent déjà collecté dans le niveau. Eh oui, les ennemis aussi peuvent être corrompus ! En fonction de leur puissance, ils sont plus ou moins chers. L’achat effectué, vous pourrez déchainer vos mignons contre d’autres créatures, mais le nombre d’attaques sera limité.

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Une action exagérément répétitive.

Présentées ainsi, les choses sont plutôt simples. Dans la pratique, le niveau de jeu est relevé. Si l’on en croit les statistiques des trophées sur le PSN, au moment de la rédaction de ce test, 70 % des joueurs n’ont pas atteint (ou battu) le premier boss. Un chiffre qui en dit long et qui n’est pas très glorieux pour les développeurs.

Et ne croyez pas que ces derniers ne se sont pas rendus compte du problème : en réalité, il était même plutôt voulu, puisqu’un système de progression très contraignant a été mis en place ; il est question de grinding – comprenez par là qu’il vous faudra faire et refaire les mêmes niveaux, encore et encore. D’abord pour gagner de l’argent, ensuite pour « acheter » des créatures car elles deviennent également une ressource indispensable pour acheter des points de compétence ou de nouvelles armures. Augmenter vos statistiques, voilà la clé du succès. A tel point que cela double artificiellement la durée de vie du titre.

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Une vraie princesse ne sort jamais sans sa calculette...

Soyons clairs, la plupart des joueurs ne supporteront pas. Et c’est bien dommage, car Penny Punching Princess a de bons arguments : une réalisations soignée, un univers et des animations drôles, des contrôles aux petits oignons, des possibilités de combos un peu plus poussées qu’il n’y paraît, une action dynamique…

Notons aussi qu’une partie des contrôles de Penny Punching Princess sont tactiles : pour s’emparer des ennemis, par exemple, il s’agit de dégainer en direct une grosse calculatrice sur laquelle on devra saisir rapidement le prix de la bestiole désirée. Dans le feu de l'action, stressant à souhait (et sans doute plus adapté sur le plus grand écran de la Switch), mais original.

Un dernier point négatif que nous ne pouvons décemment pas passer sous silence : Penny Punching Princess est vendu sur PS Vita au tarif de 40€, uniquement en téléchargement. Lorsque l’on sait que c’est le prix du jeu sur Switch en cartouche, la pilule est amère. D’ailleurs, il faut croire que les joueurs sont plutôt de notre avis, puisqu’au moment où nous écrivons ces quelques lignes, NIS America n’a vendu qu’une centaine de copies du jeu, une fois encore si l’on s’en réfère aux statistiques du PSN !

 

Note
6/10
Penny Punching Princess aurait pu être un jeu iOS ou Android, proposé en free-to-play. Sa difficulté très exagérée en faisait un candidat idéal aux microtransactions, façon pay-to-win. Malheureusement, sur PS Vita, c’est un jeu qu’il faut payer plein pot. A réserver aux amateurs de jeux d’action 2D bien léchés, mais ultra-répétitifs. Kawaï donc, mais casse-bonbons ! Peut-être qu’à 20 €, la pilule sera un peu plus douce… Attendez une promotion.

 

 

 

Mots-clés: PS Vita, RPG, OlivierB, Action RPG

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