Danganronpa, le test sur PS Vita

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Le premier Danganronpa sous-titré Trigger Happy Havoc nous avait particulièrement impressionnés par la qualité et le ton de sa réalisation... Qu'en est-il de sa suite, Danganronpa 2: Goodbye Despair

Le héros de Danganronpa 2: Goodbye Despair s'appelle Hajime Hinata et fait, lui aussi, partie d'une classe de seize étudiants de la Hope Peak Academy. Lors de la rentrée scolaire les voici tous transportés par un coup de baguette magique sur une île paradisiaque, Jabberwock, par leur professeur principale Monomi, une... lapine rose. Bien sûr, ce voyage de début d'année censé vous rapprocher les uns des autres tourne au cauchemar avec le retour de Monokuma. 

Le nounours diabolique et pervers du premier épisode instaure son jeu meurtrier désormais habituel : seuls les assassins d'un de leurs camarades qui ne sont pas découverts seront libérés de l'île (et si les étudiants se trompent de coupable, c'est eux qui seront tués à leur tour !). Si l'introduction ne vous paraît pas cohérente et si elle ne semble n'avoir aucun lien avec la fin du premier épisode, c'est normal : tout vous sera dévoilé dans le chapitre de clôture. Oui, il est préférable d'avoir joué à Danganronpa: Trigger Happy Havoc pour mieux profiter de cette nouvelle aventure. 

Graphiquement, on retrouve globalement le même style, que ce soit dans le design des différents protagonistes, ou dans les différentes zones qui apparaissent toujours façon livre animé ou pop up. Les phases de déplacement en 3D ont cependant été considérablement limitées à certaines parties. L'environnement change de fait puisque vous vous trouvez sur un archipel avec des îles aux utilisations différentes (île paradisiaque, l'usine, le parc d'attraction...). La musique, par contre, ne bénéficie pas d'autant de renouvellements : malgré quelques nouveautés, de nombreux thèmes sont directement repris du premier volet. 

Les mécanismes du jeu restent inchangés : des phases d'explorations et de discutions qui développent vos liens sociaux avec les personnages, puis la découverte d'un meurtre accompagnée d'une phase d'enquête, clôturée par un procès où vous devrez démasquer le coupable dans une phase à la Ace Attorney en plus frénésique. On notera cependant que les mini-jeux qui ponctuent le procès ont tous été modifiés (pendu, jeu de rythme, QCM...). 

Si l'aspect de Danganronpa 2: Goodbye Despair ressemble pour beaucoup à celui du premier épisode, le travail d'écriture à lui été considérablement revu à la hausse : les personnages sont souvent beaucoup plus attachants, beaucoup plus déjantés (un coach sportif défenseur d'une bonne hygiène... fécale, un invocateur contrôlant quatre démons de la destruction... réincarnés enhamsters, etc.), les allusions obscènes sont plus nombreuses, mais aussi et surtout les situations sont beaucoup moins manichéennes : trouver le meurtrier est souvent l'occasion de vous fournir une bonne dose de culpabilité. On prend plus de plaisir, même si le jeu reste tout aussi dirigiste (voire plus) et tout aussi hermétique pour les non anglophones (on peut aussi entendre les voix en japonais, si c'est plus simple pour vous...). 

Note
9/10

Avec six chapitres, la durée de vie dépasse la vingtaine d'heures de jeu. S'y ajoutent des modes annexes comme Magical Miracle Girl Monomi (jeu à la Qix), Island (sans meurtre où les étudiants doivent trouver des matériaux pour quitter l'île en moins de 50 jours), etc. Bref Danganronpa 2: Goodbye Despair est la suite magnifiée du premier opus, à posséder impérativement pour les amateurs du genre ! 

Présentation de l'auteur : Kuk

  • Kuk

    Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.

Du même auteur : Kuk

Mots-clés: PS Vita, Aventure, Kuk, Danganronpa

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