Stranger of Sword City, le test sur PS Vita

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La société Experience Inc. revient sur PS Vita avec un nouveau donjon RPG. Les délais de localisation n'ayant pas aidé on se retrouve avec un jeu assez ancien, sorti en juin 2014. En fait, initialement, Stranger of Sword City a été développé sur Xbox 360 et PC avant qu'une version PS Vita ne sorte au japon en janvier 2015. Du coup, après un Demon Gaze de bonne facture (lire notre test) et un Operation Abyss: New Tokyo Legacy plutôt décevant (lire notre test), on attendait clairement au tournent le dernier représentant du genre... Et on a bien fait de patienter un peu.

 

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Des dessins d'exceptions.

L'histoire de Stranger of Sword City s'inscrit dans un univers de fantasy assez sombre. Votre avion s'est écrasé après avoir traversé un portail dimensionnel. Vous êtes le seul survivant dans le monde d'Escario, La ville des épées. Pis (ou mieux, c'est selon !), vous voilà pris comme un des élus, ceux que l'on appelle les étrangers de la cité des épées (d’où le titre). Votre mission ? Grossièrement, bien choisir vos alliés afin de trouver un moyen de rentrer chez vous... Et surtout de sortir vivant des divers donjons que vous aurez à explorer.

La qualité des illustrations est véritablement impressionnante, que ce soit celles des personnages, des ennemis ou les environnements durant les batailles. Tout cela confère une véritable identité au jeu et accentue la dimension gothique et sombre de l'histoire. Vous pouvez à tout moment aller dans les options et changer l'apparence des personnages ("Visual B") pour prendre ceux qui ont été modifiés pour la nouvelle version Xbox One de Stranger of Sword City, avec un style graphique différent, désormais beaucoup plus "kawai" (mignon, à la sauce japonaise). On vous le déconseille, car c'est un énorme gâchis, il en résulte des éléments graphiques déconnectés de l'ensemble.

Si les premiers niveaux explorés sont assez innovants (désert avec des ruines d'immeubles et d'avions, cités composées de conteneurs, etc.) On retombe très vite dans les habituels labyrinthes du genre : palais, mines, forêts gelées, villes fantômes... Sans être décevante, la qualité graphique des donjons, en fausse 3D, reprend ce qui se faisait dans les jeux antérieurs du développeur. C'est correct, voir même un peu mieux que les jeux précédents, mais ce n'est pas très brillant par rapport à ce que peu proposer une PS Vita, et ça fini presque par jurer par rapport aux dessins en 2D.

2016 04 29 0039452016 04 29 004012C'etait pas une bonne idee, le visual A vs le visuel B, mais vous pouvez choisir.

La cité des épées vous sert de camp de base sommaire avec juste quelques personnages avec qui interagir. Vous pouvez vendre et acheter armes, armures et potions, créer et soigner les personnages de votre équipe. Celle-ci est composée de six recrues au maximum, avec trois personnages de front et trois à l’arrière. La seule variable est le nombre de personnes en deuxième ligne, car vous êtes obligé d'avoir trois personnages à l'avant. On aurait aimé plus de possibilités stratégiques à ce niveau, composer par exemple une équipe de deux à l'avant (des costauds) et quatre a l' arrière (pour canarder à distance et soigner), ce qui est bien dommage.

Durant vos phases d'exploration, certains boss de fin de niveau ou intermédiaires donneront des cristaux de sang, ou blood crystal, que vous pourrez après échanger auprès de trois femmes : Marilith qui représente la voie du bien, Riu la voie neutre et Alm la voix du chaos... Un petit arbre vous permet de visualiser les quantités de cristaux nécessaires et le pouvoir qui vous sera accordé sachant que ceux-ci varient selon les héroïnes que vous soutiendrez.

Durant les phases de combat, au tour par tour, vous accéderez aux commandes habituelles : combat, défense, coups spéciaux, magie. La nouveauté vient avec la fonction « Divinity », qui vous permet d'utiliser les pouvoirs divins qui vous ont été accordés. Ceux-ci sont très importants, car le jeu est dur, TRES dur. La fuite est parfois clairement conseillée, car il n'est pas rare de croiser un groupe d'ennemis beaucoup plus fort que vous. D’ailleurs le premier pouvoir que vous obtiendrez s’appelle "flash escape"... Tout un programme. L'utilisation de ces pouvoirs se fait avec une jauge que vous replissez en combattant normalement, histoire de ne pas trop en abuser. Au fur et à mesure que vous obtenez ces pouvoirs divins, la capacité de la jauge ira en augmentant, allant de pair avec des pouvoirs de plus en plus gourmands. Vous aurez également à bien évaluer certains boss pour trouver la meilleure combinaison possible.

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Des niveaux complexes mais graphiquement peu travaillés.

Dans Stranger of Sword City, on ne rigole pas, le jeu c'est sérieux... et on ne permettra pas des résurrections infinies. Lors de votre création de personnages, vous aurez entre 1 à 3 points de vie, selon l'âge que vous donnez à votre avatar. Ce qui correspond aux nombre de fois où vous pourrez être ressuscité ! En contrepartie, plus vous êtes vieux plus vous aurez de points a répartir dans vos compétences : de 10 à 19 ans, vous aurez trois points minimum, de 20 à 39 cinq points, puis de 40 à 59 sept points et enfin de 60 à 99 ans vous aurez dix points minimum. Bien sûr plusieurs races sont disponibles. Elles influeront également sur vos statistiques de base : humain, elfe, nain, Migmy (des gnomes/hobbits) et des Ney (mi-humain, mi-animaux). Comme souvent ces races sont plus ou moins adaptées aux classes habituelles : guerriers, chevaliers, samurais, magiciens, prêtres, archers, ninjas et danseurs. Mais pas de panique, si un personnage perd un de ses points de vie, il peut le regagner à condition de rester alité et donc d'être inutilisable quelques jours. Ce qui est ennuyeux, mais pas complètement pénalisant. Bref, les ingrédients sont réunis pour insuffler une bonne dose d'adrénaline dans les combats, la mort ayant un véritable impact.

Les donjons sont au départ très simples, mais ils deviennent de plus en plus retors notamment à partir de la foret gelée. Tout l'éventail habituel est utilisé : case pivotante, case de téléportation, trappe, zone sombre, pièce secrète, mécanismes divers, etc. Mais si la conception est classique, tout est imaginé avec beaucoup de talent. On se surprend à jubiler devant la découverte d'un passage secret. Enfin, une innovation est introduite avec la possibilité dans certaines zones de réaliser des embuscades contre des ennemis, ceux-ci offrant des coffres contenant un équipement très vite nécessaire, car beaucoup plus performant que ce que vous pourrez trouver dans le magasin.

 

Note
7/10
Stranger of Sword City s'adresse, sans surprise, aux amateurs du genre. Il est dur, mais suffisamment bien pensé pour éviter les morts "injustes". Question technique, le jeu alterne des donjons en 3D, tout juste convenables graphiquement, et des personnages et des monstres de tres belle facture. Au final, nous avons le droit à une aventure très agréable. Son seul défaut réside, comme souvent dans les donjons RPG, dans un scénario un peu mince et linéaire. On y survivra.

 

 

Présentation de l'auteur : Kuk

  • Kuk

    Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.

Du même auteur : Kuk

 

Mots-clés: PS Vita, RPG, Kuk, Experience, NIS America, Stranger of Sword City

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