Steins Gate, le test sur PS Vita

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Initialement, Steins;Gate est sorti en 2009 au Japon sur Xbox 360, avant de voir une conversion sur Windows, PSP, iOS, PlayStation 3 et enfin Android et PlayStation Vita, en 2013. C’est cette dernière version qui est disponible en boîte et en dématérialisé.

Depuis près d'un an, la PS Vita voit fleurir en Occident des localisations de jeux japonais improbables. Eh bien cette fois ci on atteint la quintessence de l’âme nippone puisqu’il ne s’agit même pas d’un jeu, mais d’un visuel novel…

Mais de quoi s’agit-il au juste ?

 

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Visuel novel peut se traduire par roman graphique en français. Arrêtons-nous tout d’abord sur cette particularité. Au Japon, tous les supports de jeu, tels que consoles, ordinateurs, ou téléphones, proposent ce type d’histoires, illustrées d’écrans fixes, avec des dialogues à rallonge et quelques choix proposant des embranchements vous faisant vivre des fins différentes.

Steins;Gate, c’est exactement cela : vous incarnez Rintar Okabe, un jeu homme passablement paranoïaque et schizophrène qui s’est auto-proclamé « savant fou ». En marge de la société, il travaille sur des inventions visant à créer le chaos et à lutter contre l’Organisation qui tenterait de l’arrêter.

L’une de ses inventions, une sorte de four à micro-ondes bricolé, se révèle avoir la capacité de faire voyager dans le temps des petits objets, mais aussi des informations via une connexion avec un téléphone…

Ses investigations le mèneront sur les traces des recherches secrètes d’une organisation scientifique bien connue, en l’occurrence le CERN, téléguidée par une mystérieuse société secrète…

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Akihabara Gates

En fait, le jeu joue allègrement sur des éléments scientifiques réels, de la culture geek japonaise, mais également aussi sur un grand nombre de canulars ou de théories du complot présent sur le Web.

Si l’histoire de science-fiction que développe ce visual novel est plutôt sympathique. C’est surtout son très bon niveau d’écriture qui le fait sortir du lot. Malgré quelques longueurs dans les explications scientifiques, les dialogues sont souvent assez fins, alternant des moments particulièrement drôles et décalés entre des personnages tous très hauts en couleur et des situations à l’intensité dramatique travaillée, notamment à travers les six fins alternatives.

Les voix sont en japonais, mais le jeu d’acteur est particulièrement brillant, renforçant encore davantage les émotions distillées tout au long de cette histoire.

Le seul point négatif est finalement la réalisation des embranchements. De manière originale, ceux-ci ne sont pas intégrés dans les dialogues comme c’est souvent le cas, mais dans l’envoi des mails qui se fait via le téléphone du héros. Dans certains messages reçus, l’utilisateur enclenche (ou pas) une réponse parmi les deux ou trois mots sélectionnables dans le corps du texte, reconnaissable à leur couleur bleue, comme les anciens liens html. Sauf que nous n’avons strictement aucune idée de la réponse formulée… et bien sûr aucun retour en arrière n’est possible, si ce n’est de sauvegarder avant d'effectuer ce type de choix. Un dernier point : en prenant le temps de se plonger dans l'aventure comme il se doit et en lisant tous les textes, comptez au bas mot une quinzaine d'heures de jeu pour la boucler. Une durée de vie plus que respectable qui n'est pas non plus étrangère au niveau d'anglais employé, plutôt soutenu, du fait notamment des nombreuses références techniques. Il faut donc un peu s'accrocher, mais l'histoire en vaut la chandelle.

 

Note
8/10
Au Final, Steins;Gate est un très bon titre dans sa catégorie. Rappelons-le, ce n’est pas un jeu, mais tout dans sa réalisation nous incite à vous le recommander : graphismes, voix, écriture, histoire… Plutôt que de perdre du temps dans un mauvais roman, tentez l’expérience visual novel, avec un des meilleurs du genre.

 

Présentation de l'auteur : Kuk

  • Kuk

    Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.

Du même auteur : Kuk

 

 

 

 

Mots-clés: Aventure, Kuk, Roman-Graphique, Steins Gate, Visual-Novel, MAGES, Nitroplus, PQube

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