Muramasa: Rebirth, le test sur PS Vita

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NINJA KID !

Muramasa: Rebirth est l’adaptation de Muramasa: The Demon Blade, un beat’em all mâtiné de plates-formes et de RPG sorti sur Wii en 2009. Le titre de Vanillaware nous revient dans une version PS Vita nommée « renaissance ». Est-ce mérité ou un peu pompeux ?

 

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Mettre une Légende

Dans le Japon de la fin du XVIIe siècle, un shogun avide de pouvoir tente de s’approprier un sabre au pouvoir colossal. Deux personnages aux histoires et motivations différentes pourront être incarnés à notre guise pour contrecarrer ses projets : une jeune fille possédée et un ninja amnésique. Pour vous aider dans votre quête, vous pourrez aussi compter sur le forgeron Muramasa, personnage historique qui donne son nom au jeu : il s’agit d’un grand maître dans la fabrication de lames. Il pourra fabriquer jusqu’à 108 sabres différents. Les débloquer tous est d’ailleurs une quêtes annexe de l’aventure. Vous pourrez porter un équipement et trois sabres en même temps, ce qui n’est pas de trop car, à force d’être utilisées, les lames peuvent se briser. Heureusement, elles se « reforment » et se régénère dans vos fourreaux.

Régulièrement, vous pourrez faire une halte dans des villages ou auprès de colporteurs pour acheter du matériel et des ingrédients (vous avez la possibilité de cuisiner des plats vous donnant de nombreux types de bonus). La composition musicale est assurée par Hitoshi Sakimoto et son studio Basiscape, qui mêlent agréablement musique populaire et électro pop contemporaine. Déjà magnifique dans sa version originale, Muramasa devient tout simplement sublime sur la console portable de Sony. Les dessins, l’intensité des couleurs et la profondeur de champ : c’est un éblouissement graphique. Un bémol cependant, il nous semble que les intérieurs des maisons n’ont pas bénéficié de cette amélioration.

Si les personnages jouables correspondent aux critères graphiques des mangakas actuels, tout le design s’oriente vers les estampes traditionnelles aussi bien aux niveaux des paysages (avec de magnifiques clins d’œil à des artistes de renom comme Hokusai) que des boss ou des villageois qui sont très proches des portraits caricaturaux présents sur ces estampes. Autre petit reproche : les sprites sont assez petits et tout n’est pas très clair à l’écran, surtout lorsque les ennemis se massent face à vous et que le premier plan est occupé par des éléments du décor.

Muramasa: Rebirth est clairement technique et particulièrement exigeant. Du coup, on regrette l’absence d’un mode Entraînement, il n’y a qu’un tutoriel bien chiche. C’est dommage car on ne peut combattre que durant des phases bien définies : les affrontements s’enclenchent dans une zone bien délimitée et on doit combattre les ennemis jusqu’au dernier. Pour ne rien arranger, l’affichage des tableaux de score après chaque escarmouche coupe véritablement l'action du jeu. Ce n’est pas très important mais cela casse véritablement l’action du jeu. De la même manière, on a droit à un écran noir entre chacune des très nombreuses zones qui composent les niveaux alors que tout s’enchainait a merveille sur Wii.

Note
9/10
Les combats sont globalement fluides, mais on a tout de même de légers ralentissements quand il y a de nombreux ennemis à l’écran. Du coup, on ne peut manquer d’établir la comparaison avec son héritier, Dragon’s Crown : des personnages plus gros, des niveaux sans coupure, un mode de jeu en ligne... Muramasa: Rebirth reste tout de même un très bon jeu de la société Vanillaware comme de la PS Vita,  qui s’inscrit une fois de plus dans cette « lignée de production d’artisans », qui polissent leurs techniques et leurs productions au fil du temps. Pour finir, notons que quatre DLC de personnages jouables supplémentaires sont proposés rallonge de manière asser considérable le jeu.

 

Présentation de l'auteur : Kuk

  • Kuk

    Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.

Du même auteur : Kuk

 

 

Mots-clés: PS Vita, Kuk, Beat Them All, Vanillaware

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