[Gamescom 2019] La Paranoia est chez Bigben Interactive

[Gamescom 2019] La Paranoia est chez Bigben Interactive

Par Kuk

À la Gamescom 2019, nous sommes allés voir l’éditeur BigBen Interactive pour découvrir Paranoia: Happiness is Mandatory réalisé par le studio Black Shamrock. En effet, nous étions très intrigués par ce jeu de rôle tactique issu d’un RPG « papier » de 1986. Coup de vieux : lors de la présentation, j’étais le seul journaliste à l’avoir connu en son temps…

 

Vous incarnez un habitant du complexe Alpha, un abri antinucléaire où une société d’après-guerre s’est reconstituée autour d’un grand ordinateur désormais devenu paranoïaque et obnubilé par la joie et la propreté… Vous voyez déjà l’ambiance du jeu, où folie et humour noir constitueront le sel de vos aventures.

Il s’agit d’un jeu de rôle tactique, assez linéaire, où le grand ordinateur vous donnera une suite de missions à réaliser dans l’ordre. Vous incarnez un personnage secondé par trois compagnons que vous dirigez, mais qui auront leurs objectifs propres et seront tout à fait capables de vous trahir et de vous dénoncer.

La hiérarchie interne du complexe se base sur les couleurs. Vous êtes initialement de grade rouge. Plusieurs grades/couleurs (noir, rouge, orange, jaune, etc.) vous donneront accès à des armes ou des zones spécifiques sachant que tout port d’un objet de couleur qui ne vous a pas été attribuée est un crime. Toute destruction du matériel de l’abri également. Sauf que votre unité d’enquête devra régulièrement combattre les traîtres ou les unités robotiques déréglées du complexe… Réussir une mission engendrera de fait de nombreuses actions interdites dans le complexe.

Ainsi Paranoia: Happiness is Mandatory intègre une jauge de trahison. Si elle est trop élevée, le grand ordinateur vous demandera de vous suicider, et vous serez alors remplacé par un clone… Bref l’univers du jeu de rôle papier est bien respecté, d’ailleurs la 4e de couverture de la version française précisait bien : « Imaginez un monde conçu par Kafka, Staline, Orwell, Huxley, Sartre, et les Marx Brothers réunis ! » Bref un beau programme…

 

On a essayé les combats de Paranoia: Happiness is Mandatory qui se présentent comme un tactique en temps réel. Vous pouvez arrêter le temps et placer vos unités, qui tirent automatiquement sur les cibles désignées. L’absence de point d’action en fait une sorte de Xcom light.

On nous a promis plusieurs manières de résoudre les missions (on peut ainsi faire du piratage ou passer par la force par exemple). Le tout pour une une vingtaine d’heures de jeu annoncée.

La prise en main était assez simple, comme l’inventaire d’ailleurs. Les graphismes étaient assez plaisants dans un style bande dessinée très coloré. Le principal attrait venait très clairement de la qualité des dialogues ou certaines descriptions, souvent très drôles.

 

 

Sorti un peu de nulle part, le jeu nous a pas mal intéressé même si, il faut bien le reconnaître, nous étions probablement LE bon public. Sans être révolutionnaire d'un point de vue technique, il reste assez attrayant, notamment grâce à un graphisme de type cel-shading très cartoon ou BD. Il faudra surtout voir ce que donnent les combats sur la durée, leur simplicité risquent d'en faire quelque chose d'un peu trop répétitif. Enfin, Paranoia: Happiness is Mandatory nous a montré une écriture assez prometteuse. Les dialogues donnent vraiment envie d'en voir (lire) plus. On pourra se faire un avis assez rapidement, car il est prévu le 3 octobre 2019 sur PC, puis ultérieurement sur consoles.

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